Rétrospective d’un mouvement : Le Street Art – Part 2

Part 2 – Graffiti sous pression

La ville de New York et plus particulièrement la Metropolitan Transportation Autority (MTA) adoptent, à la fin des années 1970, une politique de répression extrêmement virulente envers le graffiti. Atteignant une situation de saturation totale de l’espace, NYC est particulièrement touchée par le mouvement.

Entre 1984 et 1989, la MTA engage plus de mille employés pour nettoyer le plus rapidement possible toutes dégradations du matériel. Plus aucun wagon graffé ne peut circuler avant un nettoyage complet et le contrôle des stations est constant. Cette répression coûte à la ville la modique somme de 52 millions de dollars par an.

Les artistes abandonnent alors progressivement les stations de métro pour la rue. C’est à cette même époque que les styles et les techniques se développent. Les lettrage « Bubble » et « Wild Style » recouvrent alors les murs de la ville.

Parallèlement en France, la RATP et la Mairie de Paris adoptent également dans les années 80′ un politique de répression. Mais elle vise principalement à cette époque le graffiti et l’affichage politique. Le graffiti artistique devient davantage problématique à la fin des années 80′, avec une population changeant son point de vu (au départ intrigué) sur ce mouvement, dû à une saturation à l’image de New York. La dégradation de la Station Louvre Rivoli en 1991, très médiatisée, a apporté un très fort durcissement des sanctions et une accélération des moyens de nettoyage du graffiti.

C’est alors que les artistes développèrent de nouveaux styles et s’essayèrent à l’art sur toile. De plus en plus médiatique, l’art de rue intrigue les galeries et de grands noms abandonnent progressivement le lettrage pour de nouveaux styles, plus contemporain, avec des codes directement issu des écoles d’art.

 

 

 

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