Rétrospective d’un mouvement : Le Street Art – Part 3

Part 3 – La naissance du Street Art

Du mur de Berlin aux Favelas de Rio en passant par les rues de Montréal ou de Sydney, les années 1980 puis 1990 furent parmi les plus créatives et expressives dans le milieu de l’art de rue. Souvent contestataire à la manière de Banksy, l’évolution du Graffiti vers le Street Art a connu un véritable tournant.

Certains artistes réussissent rapidement à se faire repérer des média et des galeries. C’est le cas d’un jeune street artiste de Brooklyn signant avec le pseudo « SAMO ». Ses œuvres se font rapidement une place dans les rues New Yorkaises grâce à un style spontané, énergique et parfois très violent. C’est en 1976, après un passage mémorable à la télévision, puis plusieurs articles de presse que sa carrière prend son envol. Il abandonne alors son blaze pour son véritable nom : Jean-Michel Basquiat.

Parallèlement, le graffiti se démocratise. Pratiqué de plus en plus hors des banlieues, des jeunes de familles plus aisées commencent à développer leurs propres styles. Le jeune Keith Haring, fraîchement sorti d’une école d’art de Pittsburg commence à user sa craie sur les murs du métro New Yorkais.  À l’aide de traits énergiques et rythmés, il remplit l’espace des tableaux publicitaires du métro. Son style naïf et expressif lui attire immédiatement la sympathie du public.

Basquiat, Haring, JonOne ou Futura 2000 vont donner au mouvement urbain une place dans les galeries d’art et les expositions.

En France dans les années 1980, des artistes à la fois poétiques et contestataires investissent les rues de Paris. Blek le rat ou autre Miss. Tic , qui ne sont pas issus du Graffiti, vont dépoussiérer la pratique du pochoir. Autre technique, autre message.

En 1991, la première galerie dédiée au street art de France ouvre ses portes à Paris. À l’initiative ? Magda Danysz, une jeune femme de 17 ans fraîchement diplômée de l’Essec. À 18 ans, elle organise sa première exposition avec JonOne à l’affiche (rien que ça…). Depuis ce jour, de nombreuses autres galeries Street Art ont ouvert leurs portes à Paris. Les artistes français révèlent toute leur créativité, devenant parfois des références mondiales dans le milieu (JR et Invader en tête d’affiche).

 

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